Communiqué du 3 juin 2008 |
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Drame d'Allinges.
> Pour l'amélioration de la sécurité des transports d'enfants.
L'Association nationale pour les transports éducatifs de l'enseignement public (ANATEEP) s'associe à la douleur des familles cruellement frappées par la tragédie d'Allinges (Haute-Savoie), le 2 juin 2008. Après les légitimes moments de recueillement, les enquêtes diligentées vont permettre d'établir les responsabilités et de proposer des solutions à apporter pour qu'un nouveau drame ne se reproduise plus.
Dès 1997, l'ANATEEP suggérait « un diagnostic portant sur les voies ferrées traversées par les autocars scolaires chaque jour ». En 2004, l'ANATEEP demandait que « la traversée des passages à niveau par les cars scolaires ne soit envisagée qu'exceptionnellement, s'il n'est pas possible de faire autrement ». Fin 2005, l'ANATEEP demandait que l'expérimentation menée par la DDE de la Vienne sur un radar capable de détecter les véhicules franchissant le feu rouge clignotant sur le passage à niveau soit publiée.
L'ANATEEP souhaitait par ailleurs qu'on s'inspire des initiatives prises outre-Atlantique sur le temps minimum d'avertissement des véhicules tiers sur les passages à niveau sans dispositif automatique, ou encore de la grande étude menée aux Etas-Unis, en 2004, par la National Transportation Safety Board (NTSB) concernant la sécurité des transports scolaires sur et aux abords immédiats des passages à niveau.
En France, des mesures ont été prises pour sécuriser les passages à niveau. Mais, au rythme actuel de 15 à 20 par an, le risque subsiste. Sachant que le passage à niveau d'Allinges n'était pas répertorié comme particulièrement dangereux, l'ANATEEP demande que les critères de décision d'aménagement de ces passages à niveau tiennent compte de leur fréquentation par des cars scolaires.
Dans l'immédiat, l'ANATEEP veut rassurer les milliers de familles dont les enfants vont utiliser des autocars pour les voyages de fin d'année scolaire. Le car est le moyen le plus sûr de se déplacer : 4 fois plus sûr que dans la voiture particulière, 27 fois plus sûr que pour un piéton et 144 fois plus sûr que sur un cyclomoteur.
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